Six mois après leur entrée à l’Assemblée nationale, les deux femmes députées du département du Plateau, Albertine Assikidana épouse Fagbohoun, élue de la 21ᵉ circonscription électorale, et Armelle Viviane Akpassonou, représentante de la 22ᵉ circonscription électorale, font l’objet d’un regard citoyen sur leurs premiers pas dans l’exercice de leur mandat parlementaire. À travers une série de témoignages recueillis auprès de personnalités, d’acteurs sociopolitiques, de responsables d’organisations, de leaders d’opinion et de simples citoyens, Opinion Plurielle donne la parole aux populations afin de mesurer leur appréciation de l’élection de ces deux femmes au Parlement, d’évaluer leurs premières actions et de recueillir leurs attentes pour la suite de la 10ᵉ législature. Une initiative qui s’inscrit dans une démarche de proximité, de redevabilité et de participation citoyenne à la vie démocratique.

Adebanwi Philippe Oniossou, Directeur de l’EPP La Rivière de Pobè (ex-Pobè D) et président honoraire de l’Association de Développement de l’Arrondissement d’Igana (ADAI)

L’élection d’une femme députée à Pobè constitue une excellente nouvelle pour l’ensemble des populations de la commune. À titre personnel, j’ai accueilli cette élection avec beaucoup de joie et de satisfaction. C’est un événement historique qui honore notre commune. Les différentes interventions de l’honorable nous rassurent sur le choix porté par les populations. Ses prises de position démontrent que nous avons envoyé au Parlement une femme compétente, engagée et capable de défendre les intérêts de sa circonscription. Pour ce début de mandat, je peux dire que je suis satisfait de son travail. Depuis son élection, ses actions sociales se sont davantage intensifiées. C’est une dynamique encourageante. Toutefois, j’attends qu’elle poursuive ses efforts, notamment en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes, particulièrement des jeunes filles, ainsi que du développement de l’entrepreneuriat, qui demeure un véritable levier de lutte contre le chômage et la pauvreté.

Foladjomi Kabirath Amankè Adégnika, ingénieure agro-nutritionniste et actrice du développement communautaire

J’ai accueilli cette élection avec beaucoup de satisfaction. Au-delà des appartenances politiques, l’accession d’une femme de Pobè à l’Assemblée nationale constitue un tournant historique. Voir une femme représenter notre commune au Parlement est une avancée majeure pour la promotion du leadership féminin. C’est une victoire pour toutes les femmes de Pobè et un message fort adressé aux jeunes filles : elles peuvent, elles aussi, aspirer aux plus hautes responsabilités. Cette élection suscite également beaucoup d’espoir. Les populations attendent de leur représentante qu’elle soit une voix forte pour la 22ᵉ circonscription électorale et qu’elle contribue à apporter des réponses concrètes aux nombreux défis de développement auxquels notre territoire est confronté. Je pense que l’honorable Armelle Viviane Akpassonou s’investit pleinement dans l’exercice de son mandat. Son intervention lors de l’examen du projet de loi portant Code des forêts et de la faune a démontré sa maîtrise des enjeux environnementaux ainsi que sa volonté de participer activement aux débats parlementaires.

J’ai également apprécié le fait qu’elle ait rendu publique son intervention. La reddition de comptes est une pratique qui renforce la confiance entre les élus et les citoyens.

Karim Affolabi, professeur de PCT, acteur politique et coordonnateur communal du parti Les Démocrates

J’ai accueilli cette élection avec beaucoup de satisfaction. L’élection de l’honorable Armelle Viviane Akpassonou épouse Odjo constitue un événement historique pour Pobè. Tout élu a pour vocation de contribuer au développement de sa localité, et je suis convaincu que cette digne fille de Pobè possède les qualités nécessaires pour accomplir cette mission. C’est une femme engagée, courageuse, intelligente et profondément attachée à sa communauté. Son élection, qui permet à Pobè de compter pour la première fois deux députés, représente une opportunité importante pour le développement de notre commune. Voilà pourquoi cette actualité m’a rempli d’enthousiasme, de confiance et d’espoir. Son dynamisme au Parlement ne me surprend guère. Ceux qui la connaissent depuis longtemps savent qu’elle a toujours été une femme active et engagée. Je me souviens qu’à l’époque révolutionnaire, lors des cérémonies de montée des couleurs dans les établissements scolaires, elle faisait partie des rares jeunes filles qui n’hésitaient pas à se produire devant le public à travers les chants et danses patriotiques. Au complexe scolaire Pobè A et B, elle animait régulièrement ces cérémonies avec beaucoup d’assurance. Elle faisait également partie des pionniers et pionnières de ces élèves qui recevaient une formation civique et militaire et participaient aux grands défilés des fêtes nationales. Ces souvenirs illustrent parfaitement son sens de l’engagement et son leadership.

Toussaint Ives Laïlo, historien de formation.

J’ai accueilli cette nouvelle avec beaucoup de satisfaction. Il convient de rappeler que, depuis les réformes du système partisan engagées en 2018, c’est la première fois que la commune de Pobè est représentée à l’Assemblée nationale par une femme. Plus largement, c’est également une première dans l’histoire démocratique de notre commune. Cette élection constitue une avancée importante pour la représentation féminine et une véritable fierté pour Pobè. Je la trouve très présente et pleinement impliquée dans les travaux parlementaires. Son engagement est encourageant et ses différentes interventions témoignent de sa volonté de contribuer efficacement aux débats législatifs. À ce stade de son mandat, je suis globalement satisfait de son action, de la qualité de ses prises de position et de son implication dans les dossiers examinés par l’Assemblée nationale. Ses initiatives sociales sont particulièrement appréciables. L’honorable Armelle Viviane Akpassonou s’est illustrée dans les actions sociales bien avant son entrée à l’Assemblée nationale. Son engagement en faveur des populations ne date donc pas de son élection. J’espère qu’elle renforcera davantage ses actions, notamment en faveur des jeunes, en particulier des diplômés sans emploi, des femmes et du développement local.

Bassitou Kpokpoola, Rédacteur en chef adjoint de Radio Olokiki Plateau FM de Pobè.

J’ai accueilli cette élection avec une immense satisfaction. C’est une victoire pour toute la population de Pobè. Pour la première fois depuis l’avènement du Renouveau démocratique, notre commune est représentée à l’Assemblée nationale par une femme. Cette élection est un événement historique qui honore Pobè et constitue une source de fierté pour l’ensemble de ses filles et fils.  En toute objectivité, l’honorable Armelle Viviane Houévo Akpassonou est une femme engagée, dynamique et déterminée. Depuis son entrée au Parlement, elle s’investit activement dans les travaux législatifs et s’intéresse particulièrement aux questions liées à l’éducation, à la santé, à la jeunesse et à la promotion de la femme. Pour ce début de mandat, je suis satisfait de son engagement.

Raphiou Siakou, enseignant du secondaire et secrétaire porte-parole du Cercle de réflexion et d’action politique des enseignants du secondaire de l’Union progressiste le renouveau (CRAPES-UPR). Nous avons accueilli l’élection de l’honorable Armelle Viviane Akpassonou avec une immense fierté. Nous avons d’ailleurs participé activement à cette victoire en menant la campagne dans les communes de Kétou et de Pobè. Son élection revêt un caractère historique et hautement symbolique pour notre commune. Au-delà de la dimension du genre, elle consacre la reconnaissance de ses compétences, de son engagement et de son parcours. Pour le CRAPES-UPR, cette élection envoie un message fort : les femmes ont toute leur place dans les plus hautes instances de décision. Nous y voyons également une opportunité de renforcer la prise en compte des questions sociales, éducatives et familiales au Parlement. Elle porte désormais la voix de nos mères, de nos sœurs et de toutes les femmes de notre circonscription au sein de l’hémicycle. Depuis son entrée au Parlement en janvier dernier, l’honorable Akpassonou fait preuve d’une réelle détermination. Nous apprécions son assiduité, la pertinence de ses interventions ainsi que sa capacité à porter les préoccupations de la jeunesse et de nombreux autres secteurs de la vie nationale. Sur le plan éducatif, nous constatons qu’elle suit avec attention les dossiers relatifs à l’école béninoise. Certes, le mandat n’en est qu’à ses débuts, mais nous sommes satisfaits de ce premier bilan et l’encourageons à poursuivre ses efforts. Nous l’invitons notamment à renforcer son plaidoyer en faveur des infrastructures scolaires ainsi que de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. En dehors de l’Assemblée nationale, nous avons vu l’honorable Armelle Viviane Akpassonou multiplier les actions de proximité en faveur des établissements scolaires, des groupements de femmes, des jeunes et des acteurs culturels. Cette présence constante sur le terrain est à saluer et mérite d’être pérennisée. Nous souhaitons toutefois qu’elle mette en place, en collaboration avec ses collègues députés, un cadre permanent de dialogue avec les acteurs de l’éducation du département. Nous attendons également des initiatives plus ambitieuses en faveur de la rénovation des établissements scolaires, de l’octroi de bourses d’études, de l’insertion professionnelle des diplômés de nos communes et de la promotion de l’excellence en milieu scolaire.

Adissa Raoufou Salaou,  notable de la commune de Pobè.

Je vous remercie de m’offrir cette occasion d’exprimer mon sentiment sur cette élection historique. L’élection de madame Armelle Viviane Akpassonou à l’Assemblée nationale a été pour moi une immense source de joie et de fierté. Pour la première fois depuis l’avènement du Renouveau démocratique, Pobè envoie une femme siégé au Parlement. Certes, sous la Révolution, notre commune avait déjà été représentée par une femme à l’Assemblée nationale révolutionnaire, mais dans le contexte démocratique actuel, cet événement revêt une portée particulière. Au-delà de cet aspect historique, il s’agit d’une femme compétente, digne et profondément engagée. Son élection honore toute la commune de Pobè. Ayant moi-même pris part à ce scrutin, j’ai accueilli cette victoire avec beaucoup d’enthousiasme et d’espoir. Je dois reconnaître que j’ai été agréablement surpris par son niveau d’engagement au sein de l’hémicycle. Ses interventions démontrent qu’elle maîtrise les préoccupations de ses populations et qu’elle les défend avec conviction lors des débats parlementaires. Elle s’exprime avec aisance, dans un langage mesuré, pertinent et respectueux des institutions. Je ne suis pas de ceux qui distribuent facilement des compliments. Mais, en écoutant ses différentes interventions, je suis convaincu que Pobè a fait un excellent choix. En seulement quelques mois de mandat, elle fait déjà honneur à notre commune. Les positions qu’elle défend répondent aux préoccupations essentielles des populations. C’est tout à son mérite et je ne peux que saluer son travail. Je souhaite à madame Armelle Viviane Akpassonou un excellent mandat parlementaire, couronné de succès et riche en réalisations au service des populations. Je prie Dieu, les mânes de nos ancêtres ainsi qu’Allah de l’accompagner, de la protéger et de lui accorder la sagesse, la santé et la force nécessaires pour accomplir pleinement sa mission.

Je formule enfin le vœu qu’elle continue à œuvrer avec le même dévouement pour le bien-être des populations de Pobè et pour le développement de notre commune. Je lui souhaite plein succès dans cette noble mission.

Franck Koladé Odjo, natif d’Adja-Ouèrè résidant à Pobè

Au regard des six mois de mandat de l’honorable Albertine Assikidana épouse Fagbohoun, force est de reconnaître qu’elle s’impose comme une femme de conviction et d’action, profondément engagée dans les œuvres sociales au profit des populations en général, et plus particulièrement de celles de la 21ᵉ circonscription électorale.

Il convient toutefois de souligner que cet engagement ne date pas de son élection sous les couleurs du Bloc républicain (BR). Bien avant son accession à l’Assemblée nationale, elle était déjà très active dans les actions de solidarité et d’assistance aux communautés. Cet esprit de générosité constitue d’ailleurs un héritage reçu de son époux, le patriarche et ancien député Séfou Fagbohoun, dont les nombreuses œuvres sociales ont marqué, pendant plusieurs décennies, la vie de nombreuses populations à travers le Bénin.

En partageant la vie de cet homme de cœur, l’honorable Albertine Assikidana a progressivement fait sienne cette culture du don et de la solidarité. Elle a ainsi poursuivi cette mission avec détermination, en apportant son soutien aux populations de la commune d’Adja-Ouèrè, du département du Plateau et, au-delà, à de nombreuses autres localités du pays.

Son engagement se manifeste dans plusieurs domaines. Elle accompagne les communautés religieuses, les adeptes des cultes traditionnels, les associations, les groupes organisés ainsi que de nombreux citoyens à titre individuel. Toutefois, l’action qui retient particulièrement l’attention demeure son investissement dans la formation professionnelle des jeunes filles et des jeunes garçons. À travers les sessions de formation gratuite qu’elle initie régulièrement dans la 21ᵉ circonscription électorale, elle offre à de nombreux jeunes les moyens d’acquérir des connaissances pour être aptes dans un métier d’avenir afin de construire leur autonomie économique.

Ce qui distingue davantage cette initiative est son caractère inclusif. L’honorable Albertine Assikidana ne limite pas son soutien aux seuls habitants de la circonscription. Toute personne animée d’une réelle volonté d’apprendre et de se former peut bénéficier de son accompagnement, sans distinction d’origine ou d’appartenance.

Il est donc souhaitable que ces œuvres sociales se poursuivent et se renforcent dans les trois communes que couvre la 21ᵉ circonscription électorale, afin que davantage de populations puissent en tirer profit.

Pour conclure, j’invite respectueusement l’honorable Albertine Assikidana épouse Fagbohoun à demeurer toujours à l’écoute des préoccupations des populations. Toute œuvre accomplie avec sincérité finit toujours par porter ses fruits. Les critiques et les attaques de certains détracteurs ne doivent en aucun cas entraver sa détermination. Qu’elle poursuive, avec courage et humilité, son engagement au service du développement humain et du bien-être des populations.

Mes sincères félicitations à cette digne représentante du peuple, avec ce vœu : toujours en avant, jamais en arrière.

Thérèse Nouatin 

Présidente de l’Union communale des coopératives villageoises des transformatrices de manioc en gari et produits dérivés d’Adja-Ouèrè

J’apprécie énormément le comportement de l’honorable Albertine Assikidana épouse Fagbohoun. Bien avant son élection à l’Assemblée nationale, elle s’investissait déjà dans la formation des jeunes artisans et accompagnait toutes les initiatives visant leur autonomisation. Elle apportait régulièrement son soutien aux différentes sessions de formation afin de permettre aux jeunes d’acquérir des compétences et de se renforcer dans leurs métiers.

Ce qui me réjouit le plus, c’est qu’elle n’a pas changé depuis qu’elle est devenue députée. Elle poursuit les mêmes actions avec le même engagement. Cela prouve que son dévouement envers les populations n’est pas dicté par sa fonction, mais par sa volonté sincère de servir.

J’ai également constaté qu’elle est allée rencontrer les responsables de la Nocibé afin de solliciter leur appui en faveur de notre commune. Elle a plaidé pour que davantage de jeunes puissent bénéficier d’opportunités d’emploi au sein de cette industrie. Cette démarche mérite d’être saluée, car c’est exactement ce que nous attendons d’une élue proche de sa population.

En tant que femme et responsable d’organisation, je suis très fière d’elle. Je l’encourage à poursuivre dans cette voie, sans jamais abandonner la commune d’Adja-Ouèrè, qui accuse encore un retard dans plusieurs domaines par rapport à d’autres communes du département. Je la remercie sincèrement pour tout ce qu’elle a déjà accompli et je l’invite à continuer ses efforts en faveur du développement de notre commune.

Mon message à son endroit est simple : ce qu’elle a réalisé jusqu’à présent n’est qu’un début. Je l’encourage à aller encore plus loin en recherchant davantage de partenaires techniques et financiers capables d’accompagner le développement de la commune. Il est indispensable de poursuivre les actions en faveur de l’autonomisation des jeunes, des femmes et du renforcement des capacités de la mairie afin que le développement local devienne une réalité.

Je souhaite également attirer son attention sur un autre défi majeur : l’état des pistes rurales. Adja-Ouèrè est une commune à forte vocation agricole, mais plusieurs voies d’accès aux zones de production sont aujourd’hui impraticables. Cette situation complique considérablement l’évacuation des produits agricoles vers les marchés.

Nous sollicitons donc son plaidoyer auprès du Gouvernement afin que l’ouverture, l’aménagement et la réhabilitation des pistes rurales deviennent une priorité. Une telle action contribuerait non seulement à améliorer les conditions de vie des producteurs, mais aussi à renforcer le développement économique de toute la commune d’Adja-Ouèrè.

Céline Houansou

Oui, je connais Madame Albertine Assikidana épouse Fagbohoun, députée à l’Assemblée nationale. Nous suivons avec attention les différentes actions qu’elle mène au profit des populations.

Nous avons notamment constaté qu’elle a facilité l’ouverture et l’aménagement des voies d’accès desservant notre village, une initiative qui contribue à améliorer les conditions de déplacement des habitants.

Nous avons également appris qu’elle met en œuvre plusieurs projets destinés à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, notamment ceux qui sont sans emploi. Les efforts qu’elle déploie aujourd’hui sont appréciés par la population et méritent d’être encouragés.

Nous prions Dieu de lui accorder la santé, la force et la sagesse afin qu’elle poursuive cette dynamique de développement et de solidarité. Nous formulons également le vœu que son mandat à l’Assemblée nationale se déroule dans les meilleures conditions et qu’elle puisse continuer à servir les populations avec le même engagement. Si les résultats continuent d’être au rendez-vous, nous souhaiterions la voir poursuivre cette mission au cours d’une prochaine législature.

Thomas AKINDELE

Je suis vraiment très heureux de pouvoir m’exprimer ce matin au sujet de l’honorable Albertine Assikidana épouse Fagbohoun. Depuis son élection à l’Assemblée nationale, nous sommes très satisfaits du travail qu’elle accomplit au profit des populations.

Depuis son arrivée au Parlement, elle ne ménage aucun effort. Elle est constamment sur le terrain, allant d’une localité à une autre pour soutenir les populations et apporter son assistance à ceux qui en ont besoin. Je peux affirmer que la majorité des habitants apprécient ses actions, car nous n’avions jamais connu une telle proximité avec une élue. Nous lui adressons donc nos sincères félicitations pour sa manière de servir la population et pour sa vision de la gouvernance de proximité.

Ce qui me marque particulièrement, ce sont les initiatives qu’elle met en place en faveur de la formation et de l’autonomisation des jeunes. Lorsqu’un jeune acquiert un métier ou une activité génératrice de revenus, il n’est plus condamné à rester sans occupation à la maison. Cette réalité soulage également les parents, qui voient leurs enfants devenir progressivement autonomes et responsables.

Nous apprécions aussi sa générosité et sa disponibilité. Elle est proche des populations, apporte des dons lorsque cela est nécessaire et répond, dans la mesure de ses moyens, aux préoccupations des habitants. C’est exactement ce que nous attendons d’une représentante du peuple.

Mon souhait est que son exemple inspire les autres députés. Si chaque élu s’investissait autant dans sa circonscription en accompagnant les jeunes, les femmes et les hommes vers l’autonomisation, notre pays connaîtrait moins de difficultés sociales. Le chômage reculerait, la délinquance et la criminalité diminueraient, et les populations vivraient dans de meilleures conditions.

Je profite enfin de cette occasion pour lui souhaiter beaucoup de courage dans la poursuite de sa mission et l’encourage à continuer sur cette voie, au service du développement de sa circonscription et du Bénin tout entier.

Interview exclusive

Olowolagba Protaire : « La véritable crise de la JSP est avant tout une crise de gouvernance »

La Jeunesse Sportive de Pobè (JSP) traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire avec sa relégation en deuxième division. Dans cet entretien exclusif, Olowolagba Protais livre son analyse des causes de cette situation, évoque les dysfonctionnements internes du club et propose des pistes pour son redressement.

Question : Comment décririez-vous aujourd’hui la Jeunesse Sportive de Pobè ?

Olowolagba Protais : La Jeunesse Sportive de Pobè est avant tout le patrimoine sportif de toute une ville et, au-delà, de tout le département du Plateau. Ce n’est pas le bien d’un individu. Le club est né grâce aux travailleurs de l’ancien IRO, aujourd’hui CRAP-PP, avant de devenir une équipe dans laquelle toute la population se reconnaît. C’est pourquoi chacun devrait se sentir concerné par son avenir.

Question : Selon vous, qu’est-ce qui explique la relégation du club en deuxième division ?

À mon avis, les raisons sont avant tout humaines. Beaucoup parlent de la délocalisation du terrain de jeu, mais je ne partage pas cette analyse. La véritable crise est une crise de gouvernance et de relations. Les difficultés se sont progressivement accumulées à travers plusieurs décisions qui ont fini par isoler la JSP sur le plan national.

Question : Vous faites notamment allusion à un vote à la Fédération béninoise de football. Pourquoi ce vote est-il important selon vous ?

Parce que, selon les informations dont je dispose, ce vote a profondément détérioré les relations entre le président de la JSP et certains responsables du football béninois. À partir de ce moment, j’ai eu le sentiment que notre club avait perdu plusieurs soutiens. Je reste convaincu que cette situation a lourdement pesé sur la suite de la saison.

Question : Vous évoquez également des résultats sportifs qui vous paraissent suspects. Que voulez-vous dire ?

Je ne peux parler que de mon ressenti et des nombreuses interrogations qui existaient à l’époque. Certains résultats ont surpris beaucoup d’observateurs. J’ai parfois eu l’impression que plusieurs rencontres avaient échappé à la seule logique sportive. Ce sont des éléments qui ont alimenté les débats autour de la relégation de la JSP.

Question : Au-delà de l’aspect sportif, vous semblez très critique sur le fonctionnement interne du club.

Effectivement. Le principal problème réside dans la gouvernance. Les décisions importantes sont souvent prises sans consultation. Les membres du bureau sont régulièrement mis devant le fait accompli. Lorsque le pouvoir est concentré entre les mains d’une seule personne, il devient difficile d’instaurer un véritable esprit d’équipe.

Question : Vous estimez également que la gestion financière mérite d’être revue…

Absolument. La gestion des cotisations et des autres ressources du club doit être plus transparente. Je ne suis favorable ni à une gestion exclusive par le bureau directeur ni par le bureau des supporters. À mon sens, un comité autonome, indépendant des différentes instances, offrirait davantage de garanties de transparence et de crédibilité.

Question : Certains réclament une Assemblée générale ouverte à tous les sympathisants. Partagez-vous cette idée ?

Non. Une Assemblée générale est encadrée par des textes et ne peut pas devenir une réunion populaire. En revanche, je suis favorable à une grande journée de réflexion réunissant toutes les forces vives de la JSP. L’objectif serait de poser un diagnostic sincère de la crise et de rechercher ensemble des solutions.

Question : Pensez-vous que les divisions internes constituent aujourd’hui le principal danger pour la JSP ?

Oui. Les frustrations se sont accumulées au fil des années et les blessures ne sont pas totalement refermées. Les initiatives de réconciliation entreprises récemment n’ont pas fait l’unanimité, y compris parmi les proches du président. Tant que ces divisions persisteront, il sera difficile de reconstruire le club.

Question : Certains évoquent la possibilité d’un changement à la tête de la JSP. Est-ce une option que vous envisagez ?

Je pense que toutes les solutions doivent être examinées dans l’intérêt supérieur du club. Si un changement de gouvernance peut favoriser l’apaisement et permettre un nouveau départ, il faut avoir le courage d’en débattre sereinement. Ce qui compte, ce n’est pas une personne, mais l’avenir de la Jeunesse Sportive de Pobè.

Question : Quel message souhaitez-vous adresser aux dirigeants, aux supporters et aux amoureux du club ?

La JSP appartient à toute la population de Pobè. Aujourd’hui, il est indispensable de dépasser les querelles personnelles et de privilégier le dialogue, la transparence et l’intérêt collectif. La relégation ne doit pas être une fatalité. Si chacun accepte de jouer pleinement son rôle avec responsabilité, je suis convaincu que la Jeunesse Sportive de Pobè retrouvera sa place parmi les grandes équipes du football béninois.

Interview réalisée par  Ernest  Folorouncho  Latoundji

By adminop

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